Ecole de Rouen

La notion d’une école rouennaise apparaît pour la première fois en 1902 sous la plume d’Arsène Alexandre dans les colonnes du Figaro. L’expression désigne communément un ensemble de peintres ayant bénéficié de l’enseignement de l’École des Beaux-Arts de Rouen dans le dernier tiers du XIXe siècle ou bien ayant élaboré la majeure partie de leur œuvre cette ville.

Soutenue par le collectionneur et industriel rouennais François Depeaux, dont la collection compte aussi une multitude d’œuvres des fondateurs du mouvement impressionniste, l’École de Rouen connaît cependant une longévité qui dépasse le cadre chronologique et stylistique du seul impressionnisme. Les travaux de la première génération, composée de peintres comme Delattre, Lebourg ou Lemaître, relèvent d’un style relativement homogène, quoique l’œuvre d’Angrand s’apparente déjà au néo-impressionnisme. Chez les artistes suivants, la peinture sur le motif et l’éclaircissement de la palette constituent un point de départ qui les mène parfois vers le fauvisme ou les audaces du cubisme.