La faïence d’Aumale

Non loin de Forges-les-Eaux, la ville d’Aumale accueillit au début du XIXe siècle, deux manufactures de faïence fine dont l’activité s’étend principalement de 1811 à 1836. En 1811, Louis Antoine Bailly, marchand faïencier à Forges-les-Eaux et proche de Georges Wood, fonde une faïencerie. En 1824, cette manufacture est rachetée par Mery et Lemoine avant de fermer définitivement ses portes en 1836. La seconde faïencerie de la ville ouvre en 1814 à l’initiative de Jean-Marie Baillet. En 1818, Lasseur en devient propriétaire et la transmet à Pape. En 1825, la faïencerie devient la propriété de Bailly et Lambert et ferme en 1834.
La faïence d’Aumale est une faïence fine en terre de pipe composée d’argile grise mélangée à du silex broyé et recouverte d’un émail plombifère translucide. Le style des faïences d’Aumale s’inspire des productions du Havre et de Forges-les-Eaux. Les pièces à décors peints dominent jusqu’en 1824, date à laquelle Mery, propriétaire de l’une des deux faïenceries, introduit le décor par impression à la façon de Creil.
L’utilisation de la décalcomanie fait la particularité des faïences d’Aumale et donne de belles pièces à motifs historiés représentant des portraits royaux, des scènes de campagnes napoléoniennes et autres scènes de genre.
Les faïences d’Aumale sont également reconnaissables aux fleurs rouges qui ornent leur bordure.