Pré d’Auge

Cette appellation désigne en fait les productions des communes limitrophes de Lisieux (Calvados). Même si la production remonte II ème siècle après JC, trois types de pièce ont fait la célébrité de cette fabrique : les épis de faîtage, les suites « Palissy », les pavages vernissés. Véritable élément du décor architectural normand, l’épi de faîtage orne d’une manière caractéristique les manoirs et châteaux du pays d’Auge et pays d’Ouche, mais aussi les églises donnant un cachet fort original à l’ensemble.

Destiné à protéger des intempéries le poinçon en bois de la charpente qui dépassait le faîte du toit, son rôle protecteur se transforma rapidement en élément décoratif. Produits pendant deux siècles, de la fin du XVème à la seconde moitié du XVIIème siècle, la première moitié du XVIIe siècle marque l’apogée de cette production grâce aux réalisations de l’atelier des Vattier. Composé de plusieurs éléments tournés ou moulés, allant de cinq jusqu’à dix éléments s’emboitant sur une tige en fer fixée sur le poinçon en bois, les potiers ont puisé dans le répertoire animalier dans un premier temps. Puis ils enrichissent leur décor de formes renaissantes : têtes d’anges ou de femmes au niveau de la base, puis d’une forme ovoide à têtes de chérubins ou de lions, surmontée d’une coupe de fruits, de fleurs ou de têtes féminines ou barbues.

Le couronnement est le plus souvent composé d’un oiseau, pigeon ou pélican, plus rarement d’une sirène ou d’un triton. Les potiers réussissent par des glaçures en bleu, violet-brun, jaune, vert à créer des pièces à la polychromie éclatante. Aux côtés de ces pièces remarquables, une vaisselle d’apparat est fabriquée pour être exposée. Reprenant des sujets célèbres véhiculés par l’art de la gravure, ces pièces flamboyantes de couleurs, composées de jaunes de bruns, de verts vernissés racontent des scènes religieuses ou reprennent des motifs de grands maîtres. Les pavés de Lisieux ou dits pavés Joachim ont fait aussi la renommée du site de la Bosqueterie au XVIIe et début XVIIIe du fait notamment de leur usage aux châteaux de Versailles, Trianon et Marly, mais se diffusent partout notamment depuis le port de Rouen. Enfin, les « suites Palissy » s’inspirent des oeuvres créées par Bernard Palissy, célèbre faïencier de Catherine de Médicis au XVIeme siècle.

Aux côtés de ces pièces remarquables, une vaisselle d’apparat est fabriquée pour être exposée. Reprenant des sujets célèbres véhiculés par l’art de la gravure, ces pièces flamboyantes de couleurs, composées de jaunes de bruns, de verts vernissés racontent des scènes religieuses ou reprennent des motifs de grands maîtres. Les pavés de Lisieux ou dits pavés Joachim ont fait aussi la renommée du site de la Bosqueterie au XVIIe et début XVIIIe du fait notamment de leur usage aux châteaux de Versailles, Trianon et Marly, mais se diffusent partout notamment depuis le port de Rouen. Enfin, les « suites Palissy » s’inspirent des oeuvres créées par Bernard Palissy, célèbre faïencier de Catherine de Médicis au XVIeme siècle.
Créateur des « rustiques figulines » imitant des serpents, des fossiles, des coquillages, ces motifs furent repris tout au long du XIX e et du début du XXe dans les centres potiers de la région.