Introduction

Collectionneurs, érudits ou simples amateurs reconnaissent à Rouen sa formidable création de faïence dont l’âge d’or se situe autour de la deuxième moitié du XVIIe siècle jusqu’à la première moitié du XVIIIe. Il nous apparaissait donc nécessaire de commencer ce panorama consacré à l’art céramique par les chefs d’œuvre de la faïence rouennaise conservés dans les collections des musées de Haute-Normandie.
D’une grande exigence qualitative, la faïence de Rouen a su puiser ses meilleures influences tout d’abord vers l’Italie, vers Nevers mais aussi vers les créations de Delft. Trouvant sa voie, sa singularité, elle est à son tour source d’inspiration pour de nouvelles manufactures : Lille, Sinceny, Quimper...
La terre épaisse, mais donc résistante aux assauts du feu permet la création d’une grande variété de formes. Du camaïeu bleu et blanc, jusqu’à la production d’une palette de couleurs d’une incroyable vivacité, les peintres de Rouen créent des pièces exceptionnelles. Enfin, ayant réussi à trouver une clientèle raffinée, avide de nouveautés, les manufactures de Rouen fleurissent dans le faubourg de Saint-Sever, réussissant à exporter au-delà des frontières.