Les mantelets et pelisses

Vers 1780, on voit apparaître aux cotés des capots, dans les inventaires après décès et les contrats de mariage, les premiers mantelets en indienne rouge que l’on dénomme alors « rouge des indes ». Il faudra attendre le XIXe siècle pour que le mantelet et la pelisse supplantent réellement le capot. Le capot utilisé pour se protéger du froid est fait de drap ou de droguet. Le mantelet est une cape courte munie d’un vaste capuchon qui s’arrête à la taille dans le dos et forme deux longs pans sur le devant. Réalisé dans un tissu d’indienne doublé de laine pour tenir chaud, ils sont plus séduisants par leur couleur et leurs légèreté et certainement plus confortables pour certains usages. La pelisse se distingue du mantelet par sa longueur. Elle se compose d’une grande capuche très large qui couvre le haut du dos et la coiffe.
Le mantelet appartient au début du XVIIIe siècle aux femmes élégantes puis se démocratise pour devenir une pièce du costume populaire qui fut très porté dans le pays de Caux. Une agrafe de capot vient rehausser la beauté du vêtement. Elle se compose de deux plaques en argent moulé ou estampé et repercé. C’est souvent l’unique bijou des femmes de condition modeste.