Des sources variées

Les costumes sont eux-mêmes des témoignages de premier choix. Ils permettent d’appréhender les matières, les techniques de couture ainsi que les rapports qu’entretenaient nos ancêtres avec ces vêtements portés jusqu’à l’usure, raccommodés, transmis de générations en générations. L’iconographie pallie souvent aux lacunes des collections muséales en apportant un témoignage privilégié sur la représentation du costume. Parmi les sources qui permettent l’étude du costume deux sont à distinguer : d’une part les sources écrites dont les inventaires après-décès et les contrats de mariage, qui sont des sources précises et fiables, et d’autres part les sources iconographiques qui peuvent parfois être le fruit de l’interprétation voire de l’imagination de leur créateur.
Les inventaires après-décès ainsi que les contrats de mariage, sources premières dans l’étude du costume normand menée par Marguerite Bruneau dans les années 80, apportent un éclairage particulier sur la composition des garde-robes paysannes et bourgeoises, sur le nombre de pièces, leurs matières, leurs dénominations, leurs particularités locales. Ils attestent également que le costume est porteur d’une identité régionale certes mais que, pour celui qui le porte, il dit bien plus. Il peut parler d’une situation matrimoniale, d’un niveau de richesse, d’une appartenance religieuse.