L’influence de grands maîtres verriers

Le contexte favorable à Rouen au début du XVIe siècle contribue à encourager l’activité d’ateliers actifs dans la région : ceux d’Arnoult de Nimègue et des Le Prince (œuvre à Saint-Vincent/Sainte-Jeanne-d’Arc, Saint-Etienne-des-Tonneliers, Saint-Ouen à Rouen) comptent parmi les meilleurs et les mieux connus, mais plusieurs autres ateliers anonymes réalisent au même moment de très nombreuses verrières.

Le peintre et peintre-verrier Arnoult de Nimègue est connu à Rouen entre 1500 et 1513, où il bénéficie de la protection d’Antoine Bohier. On lui doit, principalement, l’Arbre de Jessé de Saint Godard (1506) et deux verrières de la vie de saint Etienne, provenant de Saint-Etienne-des-Tonneliers (aujourd’hui remontées à Saint-Romain).
Au même moment œuvre un autre atelier, dit du Maître de la Vie de saint Jean-Baptiste qui exploite des séries de cartons d’origine parisienne (Rouen, église Saint-Romain ; Bourg-Achard ; Conches)

Jean et Engrand Le Prince reçoivent depuis Beauvais la commande de trois verrières pour le chœur de Saint-Vincent (vitraux aujourd’hui remontés dans l’église Sainte-Jeanne-d’Arc, place du Vieux marché à Rouen), puis d’un grand vitrail consacré à la Vierge pour la cathédrale (1528. Œuvre d’Engrand Le Prince presque totalement disparue).