L’émergence du "maniérisme"

À partir des années 1540 apparaissent de nouvelles tendances stylistiques, inspirées notamment de l’art de Fontainebleau pour ce qui concerne le « maniérisme du dessin ».
Apparaissent des personnages aux silhouettes allongées, aux attitudes contorsionnées et agitées, qui s’accompagnent de tout un répertoire décoratif de la seconde Renaissance largement utilisés dans les cuirs découpés.
À l’apparition de nouveaux thèmes iconographiques liés aux controverses théologiques de l’époque, s’ajoutent l’usage de nouveaux modèles et l’abandon à certaines occasions de la couleur au profit du verre blanc traité au jaune d’argent et à la grisaille.

Les œuvres les plus novatrices et de la plus grande qualité sont souvent des « exportations » parisiennes : vitrail de la Vie de la Vierge de Gisors (1544), vitraux des bas-côtés de la nef de Conches-en-Ouche, vitraux de la chapelle du château de Mesnières-en-Bray (vers 1545), vitraux de l’ancienne abbaye de Valmont (1552-1553), pour citer les exemples les plus riches.