Un ensemble décoratif d’une grande cohérence

Ce cliché montre l’une des quatre verrières intermédiaires, de taille plus réduite. Reprenant les mêmes principes formels décrits précédemment, certaines caractéristiques, moins perdues dans le déluge des formes, y sont plus visibles. Les fleurs de lys sont particulièrement mises en relief par l’utilisation de l’or à l’argent, plus clairsemée dans les grandes verrières. Les murs du portique étaient également ornés de ces fleurs et de ces symboles qui, comme la plupart des motifs peints dans les vitraux, se répandent dans l’ensemble du château. L’organisation générale des verrières se retrouve ainsi quelques pièces plus loin dans les vitraux décorant le study. Les créatures hybrides, par les mêmes procédés de répétitions et de saturation de l’espace, envahissent les toiles peintes des appartements. Il est également intéressant de comparer la figure du faune, située dans la partie supérieure du vitrail, avec un relief extérieur sculpté au-dessus de l’entrée principale du château.

Viollet-le-Duc a su donner à son ensemble décoratif une grande cohérence. Cette homogénéité, le dynamisme de la ligne, ainsi que la recherche de nouveaux motifs, rapprochent par certains points le travail de Viollet-le-Duc de l’Art Nouveau.