Le vitrail archéologique

Ce carton est un bon exemple de vitrail dit archéologique. Dans ce cas précis, il présente un style inspiré directement des vitraux gothiques (« XIIIe » est d’ailleurs annoté au verso du carton).
Ce carton de vitrail, d’abord classé avec les « sans provenance », a pu être rattaché par son iconographie aux verrières de la Trinité de Fécamp. En ce même lieu, trois autres vitraux ont été réalisés à partir de trois cartons conservés au Musée des Antiquités : le duc Richard en oraison devant l’autel de la Vierge, l’Annonciation, et la remise du rosaire à saint Dominique.
Ces cartons présentent un style identique, les mêmes dimensions, et « XIIIe » est là encore annoté au verso.
Les quatre vitraux ci-dessus mentionnés, et dont nous avons les cartons préparatoires, encadrent, à la Trinité de Fécamp, toute une série d’autres vitraux du même style, qui puisent leur iconographie dans la Vie du Christ. Cet ensemble de 17 vitraux (côté sud) s’inspire donc principalement du Nouveau Testament.

Le Musée des Antiquités conserve encore 4 autres cartons toujours de même style, et aux dimensions quasi identiques. Ceux-ci puisent en revanche, à l’exception d’un seul leur thème dans l’Ancien Testament : La création des animaux, Adam et Eve chassés du Paradis, la remise des tables de la Loi à Moïse. Il ne semble pas, cependant, que les vitraux leur correspondant ornent les fenêtres de la Sainte Trinité. Fut-ce le cas un jour ?
Serait-ce trop conjecturer que de poser l’hypothèse selon laquelle un programme iconographique aurait pu dédier une série de fenêtres, côté nord, à des scènes tirées de l’Ancien Testament, et une autre série, côté sud, à des épisodes tirés du Nouveau ?