Un apport essentiel pour étudier l’histoire de l’art

Outre l’intérêt que représente la mise en parallèle des cartons et la réalisation des vitraux dont ils ont été une étape préparatoire (possibilité d’observer les barlotières, les couleurs et le tracé des plombs le long des incisions au diamant), cet exemple nous permet également de réinscrire la scène du baptême de Clovis dans l’ensemble iconographique plus large auquel il appartient.

Le registre inférieur à celui où se trouve représenté le baptême de Clovis est ainsi consacré à une scène de bataille, probablement celle que le roi franc remporta contre les Alamans vers 498. Cette victoire l’aurait amené à se faire baptiser. En effet, craignant d’être vaincu, Clovis aurait juré de devenir chrétien en cas de victoire.
Les cartons illustrant cet épisode ne sont pas conservés dans les réserves du Musée des Antiquités, pas plus que ceux ayant permis la réalisation du registre inférieur de cette verrière.
Peut-être ont-ils disparu, à moins qu’ils ne se trouvent dans une autre collection. Réunir ou du moins localiser l’ensemble des cartons ayant servi à la réalisation d’une même verrière, d’un même programme iconographique serait d’un grand intérêt. Enfin, nous pouvons noter que cette scène du baptême de Clovis a aussi été représentée dans l’église Saint-Nicaise de Rouen, verrière 5, registre supérieur, réalisée à partir des mêmes cartons et signée Jules Boulanger.
Étudier ces redondances pourrait éventuellement permettre de cerner en partie les tendances et préférences iconographiques à une période et sur un territoire précis.