Un contexte favorable

Au sortir de la Révolution, le patrimoine vitré, fragilisé par le manque d’entretien et souvent gravement mutilé, nécessite des interventions urgentes. La renouveau catholique encourage le renouveau de l’art religieux et tout particulièrement de l’art du vitrail.
Dans ce contexte favorable, les commandes passées aux peintres verriers augmentent sensiblement, surtout à partir des années 1840. De cette abondante production témoignent les réserves du Musée des Antiquités de Rouen, où sont conservées d’importantes séries de vitraux et de cartons de vitraux du XIXe siècle.

Le musée des Antiquités a acheté un premier lot de 28 cartons en 1977, 155 autres viennent peu après enrichir la collection (don Foucart). Ces 183 cartons proviennent de l’atelier rouennais Jules Boulanger (1834-1911), maître-peintre verrier dont le succès est attesté par le nombre de verrières qu’il restaura ou signa.
La plupart de ces cartons ont servi à la réalisation de vitraux en Seine-Maritime (113), 21 autres ont été créés pour quelques départements voisins et 47 n’ont pas encore pu être rattachés à un quelconque édifice religieux.