Qu’en disent les textes antiques ?

Ovide, poète romain du Ier siècle après J.-C., relate, dans les Métamorphoses, l’épisode du serpent Python :
« Ce monstre [Python], le dieu qui porte l’arc, et qui n’avait jamais auparavant usé de telles armes pour d’autres que les daims et les chevreuils prompts à la fuite, l’accablant de mille traits au point de vider presque son carquois, le tua ; son venin coula à flots par les noires blessures. Et pour que le temps ne put effacer la renommée de son exploit, le dieu institua des jeux sacrés, aux compétitions acclamées par la foule, appelés Pythiens, du nom du serpent mis à mort par lui. »
(les Métamorphoses, I, 440)

Ovide rapporte aussi l’histoire d’Apollon et Daphné. Voilà ce que dit Apollon au moment où Daphné est transformée en laurier (les Métamorphoses, I, 546) :
« Eh bien ! puisque tu ne peux être mon épouse, tu seras du moins mon arbre. Toujours c’est de toi que ma chevelure, de toi que ma cithare, ô laurier, de toi que mon carquois s’orneront. Tu seras à l’honneur avec les chefs latins, lorsque de joyeuses voix chanteront le triomphe et que le Capitole verra se dérouler les longs cortèges. A l’entrée de la demeure d’Auguste, c’est encore toi qui, comme le plus fidèle des gardiens, te dresseras devant la porte. »
(Les Métamorphoses, I, 550, traduction J. Chamonard)