Qu’en disent les textes antiques ?

Dans les Métamorphoses (IV, 20), Ovide, poète romain du Ier siècle avant J.-C. s’adresse directement à Bacchus et évoque ainsi ses aventures, et l’ambiance du cortège bachique :
« Tu possèdes l’immarcescible jeunesse, tu es l’enfant éternel, le plus beau que l’on puisse voir du haut du ciel. (...) L’Orient t’est assujetti jusqu’au point extrême où le Gange baigne l’Inde et son peuple au teint mat. C’est toi, ô dieu, à qui nous devons hommage, qui immoles Penthée et Lycurgue, armé de la bipenne, deux sacrilèges ; toi qui précipites à la mer les Tyrrhéniens ; toi qui courbe le cou, orné de rennes aux couleurs éclatantes, de ton attelage de lynx. Les Bacchantes et les Satyres forment ta suite, avec le vieillard qui soutient d’un bâton ses membres titubants et a peine à rester assis sur l’échine courbée de son âne. Partout où tu passes, les clameurs des jeunes hommes accompagnées des voix des femmes, des tambourins vibrant sous les paumes et des cymbales de bronze, retentissent, et chante le long tuyau de la flûte de buis. »