Qu’en disent les textes antiques ?

Ovide dans les Métamorphoses (IV, 796) raconte toute l’histoire de Méduse, depuis l’époque où elle n’était pas encore un monstre :
« D’une éclatante beauté, Méduse avait fait naître les espoirs jaloux de nombreux prétendants, et, dans toute sa personne, il n’y avait rien qui attirât plus les regards que ses cheveux. (...) Le maître de la mer la viola, dit-on, dans le temple de Minerve. La fille de Jupiter [Minerve] détourna sa vue et couvrit de son égide son chaste visage. Et pour que cet attentat [celui commis contre son sanctuaire] ne demeurât pas impuni, elle changea les cheveux de la Gorgone en hideux serpents. Aujourd’hui encore, pour frapper de terreur ses ennemis épouvantés, elle porte, sur le devant de sa poitrine, les serpents nés par sa volonté. »
Pausanias, géographe et historien grec du IIe siècle après J.-C., décrit ainsi la fameuse statue de culte d’Athéna Parthénos :
« La statue d’Athéna la représente debout avec une robe qui tombe jusqu’aux pieds ; sur la poitrine on a enchâssé la tête de Méduse, elle aussi en ivoire ; Athéna tient une Victoire de quatre coudées environ, et dans l’autre main une lance ; un bouclier est posé contre ses jambes et près de la lance il y a un serpent. »
(Description de la Grèce, I, 24, 7 ; traduction J. Pouilloux)