La naissance de Vénus

Plusieurs traditions évoquent la naissance de Vénus : elle serait la fille de Jupiter-Zeus et de Dioné, ou bien encore elle serait née de l’écume des flots après qu’y furent tombés les organes sexuels d’Ouranos tranchés par Chronos-Saturne.
Vénus est avant tout la déesse de l’amour et de la beauté féminine. Elle est aussi la protectrice du mariage et de la fécondité. Les auteurs antiques ont ainsi fréquemment distingué plusieurs Vénus ou Aphrodite : le philosophe Platon oppose l’Aphrodite céleste, déesse de l’amour chaste et pur, à l’Aphrodite populaire qui est la protectrice des amours incarnées ou physiques.
A côté de cette principale attribution, Vénus semble avoir eu de nombreuses autres attributions secondaires, avec à chaque fois une épithète particulière : étant née de l’écume, elle était aussi la protectrice de la mer et de la navigation, et pouvait alors être appelée « Vénus Marine ». Elle était parfois caractérisée comme Victorieuse (ou Victrix) et était alors invoquée dans les combats.
Aux yeux des Romains du Ier siècle avant J.-C., Vénus joue un rôle tout particulier : Jules César affirmait que sa famille (celle des Iulii) descendait de cette déesse, par l’intermédiaire d’Enée. Vénus était donc considérée comme la protectrice attitrée de cette illustre famille, et elle fut honorée de manière particulièrement brillante par César et ses successeurs (ce dernier consacra ainsi à Vénus Genetrix le temple qu’il avait érigé sur son forum).