Une opération radicale

La plupart des amputations pratiquées autrefois avaient pour cause des accidents et des blessures de guerre, mais aussi la gangrène due aux infections non maîtrisées ou à la maladie (gangrène vasculaire de la lèpre ou de l’ergotisme).

On est étonné par la rapidité des interventions qui sont mesurées à la seconde. Un bon chirurgien agit vite ! Cela s’explique par l’absence d’anesthésie. On a le plus souvent recours à une potion à base d’opium pour calmer l’anxiété bien compréhensible du patient.

Après l’intervention, pour éviter l’infection, le moignon est cautérisé au fer rouge ou imprégné d’huile bouillante. On doit à Ambroise Paré d’avoir introduit la ligature des artères, procédé moins douloureux que l’emploi des cautères. Après l’exérèse qui retranche, la "prothèse" est l’opération de la chirurgie qui "ajoute ce qui manque".