Ivoires du 19e siècle

L’ivoirerie, essentiellement tournée vers les commandes de la noblesse, du clergé et de la haute-bourgeoisie jusqu’à la Révolution française, va connaître une renaissance importante grâce au développement balnéaire de stations côtières comme Dieppe et Le Havre. Devant l’arrivée de touristes de plus en plus nombreux, arrivant en diligence puis par le train, les ateliers d’ivoiriers adaptent leur production et réalisent des objets de mode, éléments de parure vestimentaire. La virtuosité ne trouve cependant que modérément sa place dans cette production.

Parallèlement, les visites princières sur les côtes les amènent à répondre à de prestigieuses commandes, tout comme les grandes familles vivant à dans leur entourage. Ainsi, Napoléon, la duchesse de Berry, Louis-Philippe, Napoléon III et Eugénie visitent successivement les ateliers de Dieppe. En sortiront un nombre de pièces prodigieuses, dont les maquettes de bateaux sont des exemples.

Les premiers faux ivoires du Moyen-Âge apparaissent à la faveur de la mode néo-médiévale. Les ivoires asiatiques entrent également en concurrence avec les imitations européennes.

Les sujets historiques (grandes figures locales et littéraires) et locaux (figure locale du Polletais, du Pollet, quartier des marins de Dieppe) élargissent les représentations statuaires, répondant au besoin croissant d’une identité nationale à travers à travers l’histoire des grands hommes et des événements.