Les ivoires français

La France a compté plusieurs centre ivoiriers, dont le principal fut incontestablement Paris pendant tout le Moyen-Âge. Les commandes de la couronne, du clergé et de la noblesse y furent nombreuses. La matière première, l’ivoire d’éléphant, parvenait d’Asie et d’Afrique aux ateliers par le commerce méditerranéen, relayé par le réseau terrestre et naval français. Au nord de Paris, dans l’Oise, de nombreux ateliers de tabletiers travaillaient aussi l’ivoire, à côté des matériaux traditionnels qu’étaient l’os et la nacre.

À l’époque moderne, Dieppe devient le principal centre ivoirier de France (voir par ailleurs), en important l’ivoire principalement d’Afrique. Mais d’autres centres se développent, notamment à Saint-Claude, dans le Jura, où la dynastie des Rosset produit de nombreuses figurines et des portraits de grande qualité.

Si la Haute-Normandie a occupé un grand rôle dans le travail de l’ivoire en France, on ignore encore cependant la réalité précise de cet art-artisanat dans la région hors de Dieppe. Pourtant, des témoignages précis attestent l’existence d’ivoiriers à Rouen et au Havre, notamment au 18e siècle.