Est-elle l’instrument d’un complot ? Procès et exécution

Charlotte Corday fut immédiatement arrêtée, bloquée dans l’appartement par les proches de Marat. Les membres du Comité de sûreté générale arrivèrent à la fin du premier interrogatoire mené sur place. Emprisonnée le soir même, elle fut ensuite conduite à la Conciergerie le 16 juillet 1793 au matin pour être interrogée de nouveau par le Tribunal criminel révolutionnaire persuadé que cette jeune fille ne pouvait être que l’instrument d’un complot. L’accusateur public était Fouquier-Tinville, l’avocat Chauveau-Lagarde. L’accusée resta d’un calme absolu.
Le 17 juillet 1793, an II de la République, à 6 heures et demi du soir, la sentence fut rendue. Avant d’être inhumé au cimetière parisien de la Madeleine, rue d’Anjou-Saint-Honoré, le corps décapité fut autopsié pour y trouver des traces de libertinage : mesure destinée à la déshonorer mais aussi refus jusqu’au bout de croire qu’une femme ait pu réaliser seule, sans la pression d’un amant, cet acte rêvé par d’autres : tuer le monstre Marat.