Une pensée forgée par la lecture

Après une enfance passée dans la campagne normande, Charlotte Corday se retrouva donc enfermée en ville, dans une abbaye. Son caractère et son désir d’apprendre lui permirent d’y obtenir par la suite des fonctions de secrétariat. Les émeutes de 1789 et la fermeture de tous les couvents en 1790 l’obligèrent à retourner en pays d’Auge chez son père de plus en plus pauvre et aigri.
Alors, Charlotte Corday qui avait désormais 22 ans , se décida à regagner Caen et réussit à se faire héberger au 148 de la rue Saint-Jean chez Mme de Bretteville, une lointaine parente descendante de Marie Corneille également. Elle passait son temps libre à lire les journaux mais aussi Corneille, Racine, l’abbé Raynal et J.-J. Rousseau, s’éloignant de plus en plus de ses proches sur le plan politique.