L’activité horlogère, un simple hasard ?

Saint-Nicolas d’Aliermont, seigneurie des archevêques de Rouen, connaît une activité agricole intense. Il existe aussi en parallèle, une activité pré-industrielle de fabrication de tuiles et de briques. Un travail autour de l’étamage est attesté dans les années 1550 ; plus tard, il est fait mention de fondeurs et mouleurs de cuivre et de laiton, puis au XVIIIe siècle, de serruriers, taillandiers et chaudronniers. La forêt fournit en effet le combustible indispensable, le charbon de bois.
Charles-Antoine Croutte, fils d’un horloger dieppois installé à Arques-la-Bataille, s’établit horloger dans la paroisse en 1725. Vers 1750, il existe huit ateliers d’horlogerie et vingt-sept à la veille de la Révolution française. Cet horloger trouve sur place une main d’œuvre qualifiée, un réel savoir-faire et un outillage facilement convertible au travail minutieux d’horlogerie.
L’horlogerie, activité originale et encore artisanale, aurait donc trouvé ici et dès la deuxième moitié du XVIIIe siècle, un environnement stable et propice à son essor.