Les deux horloges

Sur le fronton est sculptée une jardinière à piédouche (petit piédestal) avec des anses galbées dites « en col de cygnes » sur laquelle figure deux fleurs au centre dont l’un est toujours une rose (à gauche pour l’horloge du Château-Musée de Dieppe, à droite pour celle du musée de l’horlogerie). Parmi un décor de guirlandes de feuilles et de fleurs stylisées (anémone et lilas), on distingue une feuille trilobée au sommet de ce fronton ayant un foliole légèrement incliné sur le côté.
De chaque côté du cadran sont sculptés des feuilles, des fleurs et des grappes de raisin. À la base de la tête et de part et d’autre à la base de la tête sont sculptées deux volutes. Souvent l’ornement devant le balancier fait défaut car il est extrêmement fragile. Ici, sur les deux horloges, sont représentés des oiseaux bec-à-bec. L’une des ailes est repliée, l’autre étirée, de manière à les distinguer toutes deux.
Sur la partie supérieure du coffre de l’horloge, est sculptée une corbeille tressée toujours composée selon le même procédé : au centre, deux fleurs dont l’une est toujours une rose ; entre elles, des fleurs de lilas et de myosotis et de part et d’autre, soit une feuille trilobée, soit un bouquet. La porte est toujours encastrée et ornée de moulures, d’épis ou d’un perlé. Le cadran est en émail avec des chiffres romains. Les aiguilles sont dites « au soleil ». Le balancier porte une grande lentille.
Vers 1860, Cartier a exécuté quelques horloges dites « de luxe » et également quelques Bacquevillaises, horloges de parquet dont les coffres sont sculptés par des ébénistes des alentours de Bacqueville-en-Caux, et qui sont équipées d’un mouvement comtois et d’une tête fleurie, semblables aux Saint-Nicolas.