Flammes ou bouquets ?

Le pot à feu récemment acquis était couronné d’un bouquet de faïence, tandis que le pot du musée de la céramique aurait jadis été présenté sommé d’une flamme. Que penser ? Les deux flammes conservées au musée constituent, bien entendu, un couronnement idéal pour ces pots à feu. Bien que leurs bases aient été arasées à une date inconnue, elles semblent correspondre parfaitement à l’embouchure de chacun des pots.

A-t-on choisi à un moment donné, lors de la transformation en fontaine par exemple, de remplacer la flamme bleue et la flamme rouge par des bouquets nouvellement créés ? Ou bien, les bouquets de faïence sont-ils contemporains des flammes, constituant ainsi une belle alternative décorative, envisagée dès la création des pots à feu ?

Dans cette dernière hypothèse, plusieurs problèmes se posent cependant : le bouquet du musée de Rouen est beaucoup trop gros. Disproportionné, il écrase la pièce. Il semble peu probable qu’il ait couronné ce pot à feu. Par ailleurs, contrairement aux pots à feu, le bouquet n’est pas émaillé à l’intérieur. Cette différence de procédé technique est surprenante si le bouquet est contemporain des vases. Aurait-il alors été réalisé a posteriori ? L’enquête est en cours...