Albert Cerfon, un chimiste-teinturier

Albert Cerfon, un chimiste-teinturier

Né en 1851, Albert Cerfon joue un rôle important dans l’industrie du textile à Elbeuf. Il commence vers 1881 comme épailleur à Caudebec les Elbeuf. L’épaillage, qui consiste à enlever les impuretés des fibres, se réalise de manière chimique sur la laine en bourre. C’est probablement là qu’Albert Cerfon fait ses premières armes de chimiste.
Il exerce ensuite ses activités de chimiste dans plusieurs teintureries elbeuviennes : Martin Fils et Compagnie, Tassel Blaye, Hennebert... Il termine sa carrière comme directeur de la teinturerie de l’usine Marcel-Olivier. Albert Cerfon disparaît en 1938.

Ce laboratoire n’a pas été utilisé dans les ateliers des usines : il s’agit avant tout d’un outil de recherche, utilisé par Albert Cerfon à son domicile pour trouver et tester de nouvelles nuances. Sa fragilité semble d’ailleurs interdire une utilisation autre que particulière. La vitalité de l’industrie textile locale a suscité une certaine forme de recherche scientifique, à visée essentiellement pratique. La Société Industrielle d’Elbeuf encourage alors directement les innovations : ainsi, un de ses professeurs de chimie, M Pinchon, met au point en 1874 un nouvel aéromètre, dont on trouve un exemplaire dans le laboratoire d’Albert Cerfon.