Un des ultimes portraits du roi Louis-Philippe

L’œuvre, acquise par la Ville d’Eu en 2008 grâce au Fonds Régional d’Acquisition des Musées et à une souscription publique lancée par l’Association des Amis du Musée Louis-Philippe, s’éloigne des portraits officiels de la Monarchie de Juillet, et dépeint non plus l’homme de pouvoir, mais un homme décrit par Cuvilliers-Fleury, ancien précepteur du duc d’Aumale (quatrième fils de Louis-Philippe), comme : « très changé, la physionomie effacée, l’œil triste, et profond, nulle marque d’affaiblissement physique, mais quelque chose aussi des effets de la foudre de Février ».
Profondément mélancolique, ce portrait est un témoignage important de la fin de vie de Louis-Philippe, mort en 1850, et évoque l’une des nombreuses périodes d’exils qui ont émaillé son existence. Passant par la Suisse, la Norvège, les États-Unis, le Royaume des Deux-Siciles, puis par l’Angleterre, Louis-Philippe aura vécu près de vingt années hors de son pays.