La restauration du lit

Préservé au fil des siècles grâce à sa structure entièrement démontable (27 pièces), qui a permis notamment de le déplacer facilement, le lit était néanmoins encrassé, rouillé, fragilisé, corrodé. Il a donc fallu le restaurer avant de le présenter au public.
On a ainsi découvert que toutes les parties visibles (montants, chevet, fronton, cimiers) étaient autrefois dorées et rehaussées de rouge aux points saillants. Le fronton était plus riche en couleurs. En un second temps, au XIXe siècle, l’ensemble a été repeint en vert pâle avec rehauts de vert foncé. L’état premier ne subsistant plus qu’à l’état de traces visibles au microscope, la restauration a rétabli autant que possible le second état : on évite aujourd’hui de repeindre les objets historiques entrés dans les musées pour qu’ils n’aient pas un aspect trop neuf.
Pour en restituer une bonne présentation, on l’a équipé d’une margelle en chêne : les pieds du lit en fer à cheval, qui n’avaient aucune trace de peinture, étaient faits pour être cachés ; tous les documents anciens montrent les lits entourés d’une telle margelle.