La navette volante : clef de la mécanisation

Tant que la navette est passée à la main, la réalisation de pièces larges nécessite que deux hommes travaillent sur un même métier, un à chaque extrémité. Pour limiter la main d’œuvre, John Kay invente en 1733 la navette volante, propulsée par un système mécanique et réceptionnée par des taquets, puis des boîtes.
Avec la mécanisation, la navette devient droite et ses extrémités sont équipée de fers pour résister aux chocs de la propulsion, rapide et violente. Cela oblige également la construction de métiers bien plus résistants, en fonte, dits « métiers lourds ». Leur diffusion date des environs de 1860. Les fils sont également renforcés afin d’éviter la casse et le ralentissement du travail.
Sur un métier comme celui-ci la navette effectue jusque 160 trajets par minute ; on imagine mal aujourd’hui le bruit que devaient supporter les employés d’un atelier contenant une centaine de machines. Et la surdité n’a été reconnue maladie professionnel que dans les années 1960...