L’illusion du temps qui passe

Le musée de l’horlogerie a acquis il y a quelques mois un tableau à surprise possédant un mouvement d’horlogerie et une boîte à musique : belle association de mécanique horlogère, de peinture et de musique.
Le tableau représente une scène villageoise au bord d’un cours d’eau. Plusieurs scènes s’y déroulent : une femme et un homme discutent, une femme puise de l’eau à la fontaine, une autre s’apprête à laver son linge ; au bord du cours d’eau, à l’écart d’un village, un homme fait la cour à une femme assise sur un rocher ; plus loin, trois personnages pêchent à bord d’une petite embarcation à voile. Au loin, nous apercevons un paysage montagneux. Derrière le clocher de l’église qui porte un vrai cadran, est visible une ruine de château ou d’église.
Scènes villageoises ou portuaires, ces tableaux naïfs représentent le plus souvent un cours d’eau et l’immanquable clocher d’église avec pour variante la tour de château. L’idée est simple : il s’agit de donner l’illusion du temps qui passe. En France et en Suisse, les scènes sont plutôt bucoliques ; en Allemagne et en Autriche, on essaie de traduire l’actualité, le conflit austro-hongrois par exemple.