Honoré Pons, un horloger parisien en Aliermont

L’horloger Pons s’installe à Saint-Nicolas en 1807 à la demande du Ministre de l’Intérieur De Champagny et sur les conseils du préfet de Seine-Inférieure Savoye-Rollin.
Il a pour mission de relancer la production horlogère mise à mal par la crise économique qui suit la Révolution. Il lance la mécanisation de la production et organise, avec Matthieu puis Augustin Croutte, la répartition des tâches entre les ouvriers à domicile, souvent des familles entières, et les ateliers où se regroupe pour la première fois au coude-à-coude, la main d’oeuvre masculine et féminine.
Dès 1825, le rendement est multiplié par 24 et entre 5 et 6 000 mouvements aliermontais par an arrivent sur le marché. La concurrence de la Franche-Comté, en particulier la famille Japy, est rude. Les mouvements de Pons se distinguent alors par leur qualité irréprochable.