Œuvres commentées

Rochers à Yport, 1889

Schuffenecker, l’ami de Gauguin


C’est à Gauguin que Émile Schuffenecker (1851-1934) doit d’être devenu peintre. Alors qu’ils étaient tous deux employés chez l’agent de change Bertin, c’est en effet Schuffenecker qui, passionné de dessin, entraîne son collègue dans les musées et au cours du soir de l’Académie Suisse. Plus encore, Gauguin, qui le surnomme « le bon Schuff », trouve auprès de Schuffenecker un soutien moral et financier sans faille. Hébergé chez lui des années durant, Gauguin peint en 1889 « La famille Schuffenecker » (Musée d’Orsay), œuvre dans laquelle l’artiste laisse transparaître avec psychologie le caractère effacé et les difficultés conjugales de Schuffenecker.
Admirateur de Gauguin, de Cézanne et surtout de Van Gogh, Schuffenecker en sera le premier collectionneur, se constituant une fabuleuse collection qu’il sera au désespoir de devoir vendre lors de son divorce en 1904. C’est alors que, pour des raisons mal élucidées, il devient faussaire en réalisant plusieurs copies de Van Gogh.

L'atelier de Schuffenecker ou La famille Schuffenecker (1889) Rochers à Yport (détail) : le fils Nunès et le gros rocher. L'atelier de Schuffenecker ou La famille Schuffenecker (détail) Rochers à Yport (détail) Rochers à Yport (1889)

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