Œuvres commentées

Un projet décoratif pour l’Entente Cordiale

La peinture au service du pouvoir


Signalé en 1845 dans le catalogue du Salon, ce tableau, présenté par le peintre Hippolyte Adrien Démétrius Provost-Dumarchais, correspond à un projet décoratif relatif à l’Entente Cordiale.
Il forme un ensemble pictural plutôt composite répondant peut-être à une tentative du peintre pour solliciter une commande d’État.

Bien qu’il retrace un événement historique important du XIXe siècle, ce tableau ne s’inscrit pas dans le genre pictural de la peinture d’histoire, placée au sommet de la hiérarchie des genres jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.
Acheté par les musées royaux, il rentre néanmoins dans la catégorie des œuvres servant d’instrument de propagande pour le pouvoir.

S’inscrivant comme tous les monarques dans une tradition de glorification de la figure royale, Louis-Philippe, au travers des institutions royales, s’approprie l’ensemble des supports de communication alors à disposition et s’attache à construire une image positive de lui-même et de sa politique.

Déposé en 1872 au Musée du Châtillonnais, à Châtillon-sur-Seine, ce tableau vient d’être transféré, avec l’accord du Musée du Louvre, au Musée Louis-Philippe en février 2008.



Portraits de la reine Victorial d'Angleterre et du roi Louis-Philippe (détails) Projet décoratif pour l'Entente Cordiale (détail de la remise à Louis-Philippe de l'ordre de Jarretière) Projet décoratif pour l'Entente Cordiale Vues des châteaux d'Eu et de Windsor (détails)

vide