Œuvres commentées

Deux pendulettes à grande sonnerie

Une nouvelle perception du temps


En 1991 et 1993, le musée de l’horlogerie s’est enrichi de deux pièces assez rares qui viennent élargir sa collection de pendulettes de voyage.
Contrairement aux pendulettes de voyage courantes, celles-ci sont dotées d’un mécanisme sonnant les heures et les quarts, se répétant à volonté.

Le général Bonaparte, à la veille de sa campagne en Égypte, le 24 avril 1798, est un des premier à faire l’acquisition d’une pendulette (son prix : 1500 Francs) ; il recommande à ses officiers d’utiliser une pendule portative pour ne pas être en retard aux réunions de l’état major.

Si au cours du XVIIIe la possession d’une pendule est principalement un indicateur de richesse (le raffinement du décor et la précision du mécanisme sont déterminants), l’industrialisation de l’horlogerie, au cours du XIXe siècle, permet la diffusion de l’heure et l’uniformisation du temps. Elle change définitivement le rapport de l’homme au temps et au travail. L’horloge devient un instrument de mesure du temps de travail et de la productivité, un des symboles de la révolution industrielle.



Pendulettes à sonnerie Giteau et Bloquel Pendulette de voyage Giteau Pendulette de voyage Bloquel Mécanisme d'une pendulette à grande sonnerie

vide